Comprendre pourquoi la maison d’Agbéyomé est encore bouclée

Les maisons de Kodjo Agbéyomé et de l’archevêque Fanoko Kpodzro sont à nouveau mises sous état de siège ce vendredi. C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que le Ministre de la sécurité, Yark Damehane, prend une mesure aussi antidémocratique.

Le 22 Février, Les maisons de Kodjo Agbéyomé et de l’archevêque Fanoko Kpodzro ont été encerclées par les forces de l’ordre.

Dans un communiqué de presse rendu publique par le ministre de la sécurité Yark Damehane, le ministre affirme qu’il aurait appris que des individus s’apprêtaient à violer le domicile du prélat et du candidat Agbéyomé, ce qui expliquerait ce déploiement des force de l’ordre.

Mais il est curieux que les personnes dont les vies seraient en danger n’ont pas été contactées par le ministre et surtout que leurs numéros ont été coupés. L’état de siège avait été levé quelques heures plus tard. Dans les coulisses, on parle de pression faite sur le ministre.

Ce vendredi, le même scénario se reproduit. Très tôt ce matin, les maisons du prélat et d’Agbéyomé qui revendique sa victoire lors de l’élection du 22 février sont encore bouclées. Cette situation fait suite à l’appel lancé par Monseigneur Kpodzro aux personnes de troisième âge pour une marche silencieuse dans la capitale togolaise. Un appel à manifestation jugé illégal par le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi.

Les raisons cachées

Selon les recoupements du Journal Le Togo.net et des confirmations de certaines sources proches du ministère de la sécurité , le 22 Février, les services de renseignement togolais ont appris que le candidat Agbéyomé s’apprêtait à s’auto proclamer président. Rapidement, le ministre a dépêché des policiers pour encercler la maison de l’ancien premier ministre. Dans les coulisses, des pressions diplomatiques ont été faites sur le pouvoir de Lomé qui n’a pu se défendre qu’avec un communiqué faisant état d’une sécurisation la maison d’Agbéyomé suite au soupçon d’attaque.

Le bouclage de ce matin par les forces de l’ordre vient confirmer cette thèse.

Depuis le 23 Février le Togo est plongé dans une crise post-électorale. Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 72,36%. Agbéyomé, le candidat désigné par l’archevêque Kpodzro conteste ces résultats et n’entend lâcher prise

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *